Témoignages



Blue Bahay

Si un jour il vous prenait l'envie de voyager, bien loin au delà des frontières et des mers, peut-être rencontrerez-vous un endroit appelé Blue Bahay.

C'est un lieu magique qui n'ouvre ses portes que lorsque la lumière rose de l'aurore fait place à la lumière blanche du matin. Pour qu'il vous apparaisse, il vous suffit simplement de fermer les yeux et de vous laisser guider par la douce musique que sont les rires des enfants.

Avec mes yeux je l'ai vu, avec mes mots je vais vous le décrire : ce lieu aux mille couleurs est peuplé de toutes sortes d'enfants, des petits, des grands, des moyens ; pour tous la vie n'a été que souffrance, mais ils sont là, animés par la magie du jouet, ils jouent encore et encore, pour rattraper le temps perdu. Ils jouent pour jouer, pour apprendre, se comprendre.

Blue Bahay possède la magie, de celles qui font oublier le reste du monde, un lieu idéal où l'enfant et le jouet sont rois. Blue Bahay se sont des petites mains fragiles qui tiennent un pinceau, des yeux grands ouverts devant une montagne de lego, des secrets chuchotés à l'oreille des poupées, des rires, des soupirs, de l'étonnement, des désirs. Blue Bahay c'est la vie dans les yeux des enfants qui y pénètrent.

Je remercierai toujours l'aurore d'avoir laissé place à la lumière du jour car sans elle rien ne serait. Et pour ma part, sans elle, jamais je n'aurai pu vivre cette expérience qui restera à tout jamais gravée dans ma mémoire. Pour que jamais cette lumière ne s'éteigne…".

Audrey Bareil

Les visages d'enfants

"De retour en France, après un mois de séjour aux Philippines, les images qui me reviennent, ce sont ces visages d'enfants.

Enfants des foyers enfants de la rue, enfants du RAC. Ces visages souriants, ces yeux débordants de curiosité, ces "hellos" fusant de partout…
Et pourtant la vie ne leur sourit pas à eux. Pour beaucoup déjà un passé lourd et sordide pèse sur leurs petites épaules, pour d'autres des journées enfermées dans cette cage du RAC à rien faire (ils n'ont RIEN) ou d'autres encore, dont l'univers se limite aux trottoirs, drogues et violences.
Sans doute, pouvons-nous amorcer le sourire de la vie pour eux en leur offrant des occupations de leur âge, des loisirs, des découvertes.

Certes, cela ne fera pas tout mais ils retrouveront un peu de leur enfance perdue et garderont leurs sourires si marquants".

Annabelle Rambaud